| CONTROLE DE SES |
Chapitre 1 : "Comment représenter l'économie ?" |
Document 1 (source : Insee)
Travail à faire (10 points)
1. Posez l'égalité "ressources = emplois" en
économie ouverte (2 points)
2. Décomposez la croissance de 1990 en remplissant le tableau ci-dessous.(4
points)
Consigne : vous utiliserez les valeurs en millions de francs
courants pour les calculs des deux premières lignes. Le taux de croissance réelle de l'économie française en 1990 vous
est fourni ci-dessous.
| DPIB | DC° | DFBCF | D var° Stocks | DExport° | DImport° | DSolde Cour. | |
| Var° en millions | |||||||
|
Contribut° composantes |
100 % | ||||||
|
- en pts de croissance |
+ 2,7 % |
3. Effectuez un diagramme circulaire (2 points)
Consigne : négligez les valeurs négatives faibles ; faîtes figurer les
valeurs en points ; n'oubliez pas de nommer les secteurs du camembert et de
donner un titre au graphique.
4. Commentez ces données en deux ou trois phrases.(2 points)
Document
2
L’automne
au ralenti
En
s’inscrivant sur une pente annualisée de l’ordre de 1,5% au premier
semestre, la croissance en France s’est installée sur un rythme en net
retrait par rapport à celui (entre 3% et 4%) qui prévalait au cours des trois
années précédentes. L’augmentation des effectifs salariés privés s’est
réduite de moitié au printemps et la baisse du chômage s’est interrompue.
Cette rupture de tendance provient de l’ajustement
rapide de la demande des entreprises à l’assombrissement du contexte
international et à la contraction du commerce mondial. On a observé une réduction
des stocks et un freinage des investissements. En revanche, la consommation des
ménages a continué de progresser, sur un rythme voisin de 3%.
L’ensemble de la zone euro a suivi des évolutions similaires. Le Japon est
entré en récession. Les États-Unis sont restés sur des rythmes de croissance
très faibles, la demande des ménages compensant de plus en plus difficilement
l’affaiblissement de l’investissement. Au sortir de l’été, c’est
l’ensemble de l’économie mondiale qui était caractérisé par une quasi
stagnation, vouée à se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. Les événements
dramatiques du 11 septembre sont venus ajouter, en dehors de
l’affaiblissement immédiat de quelques secteurs, un fort aléa à la baisse.
Il consiste essentiellement en une possible contraction de la consommation des ménages
américains, qui susciterait un ajustement supplémentaire de l’ensemble de
l’économie mondiale.
En France, la progression du pouvoir d’achat sur le second semestre autorise
une poursuite de la croissance de la consommation. A l’inverse, la décélération
de l’investissement s’accentue. Sauf manifestation de l’aléa mentionné
précédemment [...], une croissance
modeste, comparable à celle du premier semestre, est vraisemblable sur la deuxième
moitié de l’année. Le PIB progresserait ainsi de 2,1% en 2001. Insee,
le 28 septembre 2001
Document 3
Les entreprises adoptent un comportement restrictif
La France connaît en 2001 une évolution comparable à celle de ses principaux
partenaires européens. Le rythme de croissance s’est affaibli au début de
cette année sous l’effet du fort ralentissement extérieur et d’un vif
ajustement des entreprises à cette nouvelle donne, qui s’est traduit dans
leurs comportements de stocks, d’investissement et d’importations. Cet
ajustement est d’autant plus remarquable que la reprise de la consommation a
pourtant été plus rapide et un peu plus nette que dans l’ensemble de la zone
euro au premier semestre. En effet, l’accélération du revenu des ménages
est venue plus tôt : la première vague de baisse de prélèvements
obligatoires est intervenue dès l’automne 2000. En outre, la France a bénéficié
d’un repli de l’inflation plus marqué que dans la zone euro au premier
trimestre de 2001. Ce paradoxe apparent suggère que le comportement de demande
des entreprises françaises est désormais plus dépendant d’une conjoncture
élargie à l’ensemble de l’Europe, voire au-delà. Dans un contexte de détérioration
conjoncturelle, il est également possible que la baisse continue depuis 1999 du
taux de marge des entreprises françaises (hors la branche énergie) ait également
joué lorsqu’il s’est agi de geler certains projets d’investissement.
Au second semestre de 2001, compte tenu d’un environnement international
durablement dégradé, les exportations françaises en produits manufacturés
reculeraient encore.
L’attentisme continuerait de prévaloir pour ce qui est du comportement des
entreprises. De fait, le jugement sur les carnets de commande se replie
nettement en septembre dans la branche des biens d’équipement et les grandes
entreprises industrielles faisaient état fin juillet d’une très forte dégradation
de leurs perspectives d’investissement. Après avoir stagné au premier
semestre de 2001, l’investissement productif se replierait au second.
A ce freinage vient s’ajouter celui de l’investissement en construction.
L’investissement logement des ménages plafonnerait à de hauts niveaux et,
après une période particulièrement faste, l’activité dans les travaux
publics décélère.
Les entreprises françaises ont également commencé à restreindre leur demande
de travail. Compte tenu de délais liés au cycle de productivité, les créations
d’emploi sont certes demeurées nombreuses au premier trimestre de 2001. Mais
elles ont nettement ralenti dès le printemps et la décélération
s’accentuerait : le glissement semestriel de l’emploi salarié privé,
encore de +1,3% au premier semestre, ne serait plus que de +0,3% au second. 280 000
emplois seraient créés au total sur l’année, contre 600 000 lors du
record de l’an passé. La baisse du chômage s’est enrayée dans le courant
du printemps. Le taux de chômage serait proche de 9% en fin d’année.
La consommation des ménages continue de soutenir l’activité
De leur côté, les salaires poursuivraient leur mouvement d’accélération
modérée. Le glissement annuel du salaire moyen par tête avoisinerait 3% fin
2001. Les salaires s’adaptent ainsi avec retard à la baisse du chômage et à
la hausse des prix passée.
Au total, la masse salariale devrait décélérer en cours d’année sous
l’impact du ralentissement de l’emploi. Néanmoins, la vitesse qu’elle
avait acquise au début de 2001 lui assure une progression en moyenne annuelle
encore vigoureuse.
A cette progression de la masse salariale sont venues s’ajouter à compter de
l’automne dernier des baisses de prélèvements obligatoires (baisse des deux
premières tranches de l’impôt sur le revenu, baisse de la taxe
d’habitation, suppression de la vignette automobile), qui ont permis l’accélération
du revenu des ménages. Les nouvelles baisses d’impôt perceptibles à la
rentrée (baisse de toutes les tranches de l’impôt sur le revenu, prime pour
l’emploi) entretiennent le dynamisme du revenu acquis à la fin de l’année
dernière.
Après avoir reflué à l’hiver dernier grâce au repli du prix du pétrole,
l’inflation française est repartie à la hausse au printemps, sous le coup
d’une nette accélération des prix alimentaires : au dynamisme des prix
de la viande lié aux crises sanitaires (ESB, fièvre aphteuse) s’est conjuguée
une flambée du prix des produits frais jusqu’au début de l’été. Ce
dernier choc, conséquence des intempéries d’avril qui ont affecté les récoltes,
a commencé à s’estomper en août. L’évolution des prix alimentaires et
celle des prix énergétiques (sous l’hypothèse d’une stabilisation des
cours du pétrole aux environs de 25$ le baril et d’un taux de change de
l’euro proche de 0,90 dollar) devraient désormais contribuer à modérer
l’inflation. Celle-ci se situerait à 1,8% en décembre prochain. Parallèlement,
l’inflation sous-jacente poursuivrait sa lente progression en atteignant 2% en
fin d’année. Elle finirait ainsi d’intégrer la hausse passée des cours du
pétrole et la baisse de l’euro, et réagirait également à la légère accélération
des salaires. La perspective du passage aux 35 heures pour les petites
entreprises et celle du passage à l’euro pourraient également fournir
l’occasion d’ajuster, à la marge, le prix de certains produits et services.
Néanmoins, la remontée de l’inflation sous-jacente toucherait à sa fin,
compte tenu de l’affaiblissement de la conjoncture.
Avec des revenus dynamiques et une inflation peu élevée en moyenne sur l’année,
le pouvoir d’achat des ménages progresserait fortement en 2001, de 3,8%. Dans
ces conditions, au second semestre comme au premier, c’est la consommation des
ménages qui soutiendrait la croissance, en s’inscrivant sur un rythme de
progression proche de 3%. Cette progression des achats s’accompagne d’une
remontée de l’ordre de ¾ de point du taux d’épargne entre 2000 et 2001,
qui répond avant tout aux déterminants économiques usuels, en contribuant à
lisser le dynamisme du revenu. Toutefois, dans un contexte de dégradation du
marché du travail, le retour de comportements d’épargne de précaution
n’est pas non plus à exclure. Source
: site internet de l'Insee, analyse conjoncturelle d'octobre 2001
Travail à faire (10 points)
1. Pour chacune des composantes de la croissance, établissez un schéma
d'implication logique (des causes aux conséquences) aboutissant à leur
évolution en 2001. (8 points)
2. Après avoir indiqué le taux de croissance français prévu par l'Insee pour
2001, vous préciserez brièvement les contributions respectives (prévisibles) des
composantes de cette croissance. (2 points)
CORRIGE
Travail / Document 1
1. PIB + Importations = Consommation finale + FBCF + Variation de stocks + Exportations
2.
| DPIB | DConsommation | DFBCF | D var° Stocks | DExportations | DImportations | DSolde Cour. | |
| Var° en millions | 349 808 | 271 192 | 76 806 | 11 675 | 56 885 | 66 750 | - 9 865 |
|
Contribut° composantes |
100 % | 77,53 | 21,97 | 3,34 | - 2,82 | ||
|
- en pts de croissance |
+ 2,7 % | 2,09 | 0,59 | 0,09 | - 0,08 |
4. La croissance de 1991 correspond à une augmentation de la demande intérieure. La contribution de la consommation dépassant les 3/4 tandis que celle de la FBCF excède légèrement 1/5 (environ 0,6 point pour une croissance de 2,7 %). Les contributions du stockage et des échanges extérieurs sont quasiment nulles : moins de 0,1 point pour le premier et presque - 0,1 pour les seconds.
Travail / Document 2
1.

2. L'Insee table sur une croissance de 2,1 % en France en 2001. La consommation fournirait la contribution principale sinon unique puisque ne devraient quasiment progresser ni les stocks, ni l'investissement (stagnation de l'investissement des entreprises au premier semestre et régression au deuxième), ni les exportations.