Durée : 2 heures

ELEMENTS DE CORRIGE
Travail préparatoire de deux questions
Introduction et plan détaillé de question de synthèse

Sujet : Hatier 1ES Ed. 2001 page 358


 

Question 1 (document 1) : Effectuez les calculs appropriés pour rendre plus parlantes les données du tableau. Que constatez-vous ?

Part des femmes dans les infractions en France (en %)

Homicides volontaires

14,7

Escroqueries

19,8

Viols

1,8

Atteintes à la famille

11,8

Total crimes répertoriés

6,9

Atteinte aux mœurs

4,2

Vols, Recels

12,9

Chèques

33,6

Circulation routière

4,9

Total délits répertoriés

10

Coups, violences volontaires

8,1

Total crimes et délits répertoriés

10

Stupéfiants

9,5

(Part dans la population carcérale)

4

Plusieurs constats :

Question 2 (document 2) : Recensez tous les arguments avancés pour expliquer les spécificités de la délinquance féminine.

A l’examen des chiffres, il est indéniable, qu’aujourd’hui, en France, la délinquance féminine est moins fréquente que la délinquance masculine. Mais cela n’a pas toujours été le cas (cf. document 2 s’agissant du XVIIIème siècle). Cela tient pour partie aux choix qu’effectue la société de sanctionner certains comportements et d’en tolérer, accepter, valoriser certains autres. Par exemple, depuis 1975 (loi Veil), l’avortement peut se faire dans la légalité en France.
Concernant la nature des infractions, celles commises par les femmes s’avèrent dans l’ensemble moins violentes. Pour le sociologue, ce n’est pas simplement l’effet d’une moindre force physique (le maniement des armes à feu par exemple n’exige pas nécessairement une grande force physique). Il faut y voir le résultat d’une socialisation différenciée depuis l’enfance selon qu’elle s’exerce sur les garçons ou sur les filles. Pour ces dernières, la " douceur "
(cf. document 2) et la discrétion sont favorisées. Bien que déviante, la délinquante privilégiera des activités discrètes : " plus de ruses et moins de violence directe ".


Question de synthèse : Après avoir mis en évidence les spécificités de la délinquance féminine, vous les expliquerez.
(Introduction et plan détaillé)

" Le crime est normal ". Par cette affirmation pouvant sembler paradoxale voire provocatrice Emile Durkheim (1858-1917) signifiait simplement que toutes les sociétés connaissaient la criminalité.
Tandis qu’une acception étymologique exclurait les crimes pour ne contenir que les délits, nous devons englober dans la délinquance à la fois les délits et les crimes. La délinquance féminine étant, dès lors, l’ensemble des infractions commises par les filles et les femmes.
La délinquance doit être distinguée de la déviance, notion plus large qui désigne l’écart aux normes en vigueur prescrites par la loi ou d’autres sources telles que l’usage (exemple : la politesse).
On pressent que, dans les sociétés modernes, la représentation du délinquant apparaît généralement sous des traits masculins tandis que la déviance offrant un éventail plus large peut être associée avec moins de difficulté à des comportements féminins et non plus seulement masculins. On en vient alors à s’interroger sur la frontière entre déviance délinquante et déviance non délinquante et la place apparemment inégale occupée par les femmes dans ces deux espaces.
En privilégiant la société française actuelle au sujet de laquelle nous disposons de données chiffrées en la matière
(cf. documents 1 et 3), nous présenterons dans un premier temps les spécificités de la délinquance féminine avant de nous intéresser aux causes de ces spécificités.

I – Les spécificités de la délinquance féminine

A – Une délinquance beaucoup moins répandue

Au regard ce dernier chiffre, la délinquance féminine apparaît presque comme exceptionnelle.

B – Une délinquance moins violente

 

II – Les causes de la spécificité de la délinquance féminine

A – Construction de la délinquance féminine

B – Les effets d’une socialisation différenciée

*terme à définir
FP