CONTROLE DE SCIENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES
l’organisation et les relations de travail

 

Premier travail : présentation des connaissances de base

  1. Exposez la division horizontale et la division verticale du travail. (4 points)
  2. Quelles sont les fonctions d’un syndicat représentatif dans une entreprise ? (2 points)

 Deuxième travail : commentaire et analyse d’un document

En matière d'organisation du travail, la presse française se penche, fin 1995, sur un accord-cadre, signé par la direction d'Automobiles Peugeot avec six syndicats, sur "l'amélioration permanente des conditions de travail", par lequel le constructeur s'est engagé à se mettre davantage à l'écoute de ses salariés et à tirer un meilleur profit de leur savoir-faire, pour améliorer la productivité et les performances. La méthode, testée à Sochaux à l'occasion du lancement de la 406, a commencé à porter ses fruits et devrait prochainement être mise en place sur d'autres sites; l'objectif est l'élimination des postes classés difficiles. Le Figaro, en février, souligne qu'à l'occasion de la fabrication de la Saxo, Automobiles Citroën a procédé à des changements profonds dans l'organisation du travail: une véritable intégration des ressources humaines dans la fabrication. Quant à l'automatisation, Libération souligne que l'usine Sevelnord (PSA/Fiat) dispose, sciemment, d'un taux d'automatisation moins élevé que d'autres usines; le quotidien cite le directeur de l'usine, M. Roger Garnier: "C'est la fin du culte des robots, nous sommes revenus à la raison".
La lettre du Gerpisa : octobre 1996 (http://www.univ-evry.fr/labos/gerpisa/lettre/numeros/106/annee.html

  1. Quel type de division du travail se trouve atténué par les changements dans l’organisation du travail chez P.S.A ? (3 points)
  2. Qui bénéficie des changements dans l’organisation du travail chez Peugeot ? (3 points)
  3. Qui a décidé de ces changements ? De quelle façon " l’écoute de ses salariés " pourra-t-elle être réalisée ? (2 points)
  4. La limitation de l’automatisation est-elle compatible avec l’augmentation de la productivité ? (4 points). Vous pouvez concevoir un schéma fléché pour répondre.

Troisième travail : réponse aux questions complémentaires

  1. Quels sont les deux apports principaux des Japonais en matière d’organisation du travail ? (2 points)

CORRIGE DU CONTROLE DE SCIENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES 
l’organisation et les relations de travail

Premier travail : présentation des connaissances de base

  1. Le phénomène de dissocier le travail en plusieurs tâches élémentaires successives constitue la division horizontale du travail. Celui de dissocier le travail de conception ou d’organisation (comment travailler ?) et le travail d’exécution (de production) constitue la division verticale du travail (en raison de la relation hiérarchique qu’elle implique).
  2. Les syndicats assurent la défense des salariés (limitation des abus), canalisent les conflits et négocie les accords dans l’entreprise.

Deuxième travail : commentaire et analyse d’un document

  1. On peur lire que Peugeot " s’est engagé à se mettre davantage à l’écoute des salariés ". Cela signifie que la conception du travail et son exécution seront moins nettement séparées. C’est une atténuation de la division verticale du travail. Un peu plus loin dans le texte, est évoquée " l'élimination des postes classés difficiles ". On peut supposer que sont désignées des tâches répétitives c’est-à-dire des tâches obéissant à une division horizontale poussée.
  2. Les salariés sont bénéficiaires de ces changements. Le travail devient, semble-t-il, moins pénible, plus intéressant et valorisant puisque faisant appel à la participation des salariés. L’entreprise doit également être gagnante puisqu’elle escompte tirer profit des changements pour améliorer la productivité et les performances (la qualité).
  3. L’initiative est probablement venue de la direction mais elle a décidé de ces changements en concertation avec six syndicats. Au quotidien, l’écoute des salariés peut se faire à travers des instances de dialogue et de concertation comme les cercles de qualité.
  4. L’automatisation peut s’avérer efficace du point de vue productif. Mais l’achat de robots perfectionnés est très couteux ce qui renchérit le coût du capital technique. De plus, le travail humain peut en être dégradé et entraîner des dysfonctionnements tels que absentéisme, rebuts importants...Si l’on considère la productivité globale des facteurs (P° / (L+K)), l’augmentation des coûts du capital (K) et la baisse de la production (P°) liés aux dysfonctionnements peut annuler les effets positifs de l’automatisation sur la productivité. Dès lors, il est peut-être plus efficace de limiter l’automatisation. (L symbolise le travail)

Troisième travail : réponse aux questions complémentaires

  1. Les Japonais ont apporté deux changements majeurs en matière d’organisation du travail dans l’industrie et particulièrement dans l’industrie automobile. Le premier principe implique que la personne travaillant en aval prévient celle qui la précède sur la chaîne de montage de la quantité de produits dont elle aura besoin rapidement. Ce système crée une interdépendance entre les travailleurs et les pousse à travailler vite. (Il n’est pas étonnant qu’il soit né au Japon où la cohésion est très forte.) N’est produit que ce dont on a besoin : zéro stock, flux tendus ou juste à temps sont utilisés pour désigner cette organisation. Le dernier appelant de la chaîne en aval est l’acheteur, n’est produit que ce qui est pré-vendu. Le deuxième principe est le contrôle du produit par le travailleur lui-même et pour que ce principe soit effectif l’initiative est laissée à l’ouvrier d’arrêter la production lorsqu’il constate une anomalie. Par cette organisation, on fait appel à une implication plus forte et plus complète de l’ouvrier. Outre son travail sur le produit, il communique avec l’amont et l’aval, il surveille les flux et la qualité des produits.