Thème
:TRAVAIL ET EMPLOI (l’évolution de l’organisation du travail et ses liens avec la croissance)Espagne, Portugal, Maroc
Juin 1998
Travail préparatoire :
Or, cette recherche de la qualité a des conséquences sur le travail qui permettent d’expliquer que les ouvriers ressentent une augmentation du travail de type taylorien (doc 1) :
Cependant, l’objectif de qualité totale a comme conséquence secondaire de permettre aux entreprises de justifier auprès de leurs salariés cette accentuation du taylorisme grâce à une référence constante à la demande et à la pression de la clientèle
Ainsi, le taylorisme, contesté durant les 30 glorieuses (aliénation des travailleurs, cadences infernales …) est à nouveau rendu légitime, puisque permettant la compétitivité des entreprises, donc la sauvegarde ou la création d’emplois
Question de synthèse :
Montrer en quoi l’organisation du travail dans les PDEM peut apparaître à la fois comme une rupture et comme une continuité par rapport à l’organisation taylorienne et fordienne du travail
Introduction
La façon d’organiser le travail au sein des entreprises des pays développés à économie de marché (Europe, Amérique du nord, Japon) reste un enjeu central dans la recherche de l’efficacité économique depuis les origines de la révolution industrielle
En effet, dès le 18è siècle, l’économiste Smith voit dans la division des tâches entre salariés la source essentielle de la productivité et de la croissance. A sa suite, l’ingénieur Taylor à la fin du 19è siècle systématise cette idée en élaborant une Organisation Scientifique du Travail (division verticale, parcellisation, salaires au rendement) qui sera améliorée et généralisée par l’industriel Ford au début du 20è (travail à la chaîne, standardisation des produits, partage des gains de productivité)
La période de croissance ralentie qui débute dans les PDEM après le choc pétrolier de 1973 va apporter de profonds changements dans l’organisation du travail : le taylorisme et le fordisme est même parfois fortement remis en cause Toutefois, l’observation concrète des nouveaux modes d’organisation apparus depuis montrent que l’organisation traditionnelle du travail est loin d’avoir disparue
Il s’agira donc de montrer que si l’organisation du travail contemporaine s’éloigne du fordisme et du taylorisme par certains aspects, elle ne fait en réalité que les prolonger et les renforcer
Développement
Conclusion
Gregory Gimenez 1999-2000